
Je viens de terminer "Les noces barbares" de Yann Quéffélec, prix Goncourt 1985. Je reste bouleversée par la violence inouie de ce roman pourtant adoucie par une écriture lumineuse. Une lecture magnétique qui me hante depuis des semaines et qui va voguer un moment dans ma mémoire.
Cette histoire c'est le chant d'amour de Ludo, enfant d'un viol atroce, haï par sa mère, enfermé dans un grenier puis dans un centre psychiatrique... Un roman âpre et poignant sur la relation d'une mère et de son fils.Un roman d'amour et de haine porté par une plume magnifique.
Ce que dit la 4ème de couverture:
Fruit d'une alliance barbare et d'un grand amour déçu, Ludovic, enfant haï par sa trop jeune mère - Nicole - et ses grands-parents, vit ses premières années caché dans un grenier. La situation ne s'arrange guère après le mariage de Nicole avec Micho, brave et riche mécanicien qui cherche à protéger Ludovic. Hantée par ses amours brisées, sombrant dans l'alcoolisme et méprisant son mari, la jeune femme fait enfermer son fils dans une institution pour débiles légers. Mais Ludovic n'est pas l'arriéré qu'on veut faire de lui. Il ne cesse de rêver à sa mère qu'il adore et qu'il redoute. Même une première expérience amoureuse ne parvient pas à l'en détourner. Son seul but, son unique lumière : la retrouver.
S'enfuyant un soir de Noël, il trouve refuge sur la côte bordelaise, à bord d'une épave échouée, écrit chez lui des lettres enflammées qui restent sans réponse. Et c'est là-bas, sur le bateau dont il a fait sa maison, que va se produire entre Nicole et son fils une scène poignante de re-connaissance mutuelle - qui est aussi le dernier épisode de leurs noces barbares.
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